Et si la carte bancaire s'effaçait peu à peu, non d'un coup, mais par un glissement progressif ? C'est ce qu'a décrit Arnaud Grauzam, directeur monde de la stratégie services chez Mastercard, lors d'un webinaire organisé avec les étudiants de l'ESIC.
Du logo au service
Longtemps simple logo posé sur un rectangle de plastique, Mastercard tire aujourd'hui une part importante de son chiffre d'affaires (environ 40 %, selon l'intervenant) de services technologiques. La carte devient un support parmi d'autres ; l'actif clé, c'est la transaction numérique, et la donnée qu'elle génère.
Le paiement comme infrastructure
Mastercard anticipe un paiement qui ne serait plus un moment, mais un protocole : une infrastructure fluide entre marchands, banques et consommateurs. L'intervenant identifie plusieurs chantiers : la virtualisation et l'identité, l'interopérabilité des moyens de paiement, la lutte contre la fraude (où l'IA sert autant les attaquants que les défenseurs), la souveraineté numérique des données, et l'équilibre entre personnalisation et vie privée.
Un conseil aux étudiants
Aux jeunes professionnels, Arnaud Grauzam adresse un message : la valeur naît de la capacité à « penser entre les silos », tout en s'ancrant dans un métier et un problème concret, et en gardant une obsession du client final et de ses besoins.
Ce type d'échange illustre la proximité entre l'ESIC et les acteurs du numérique. Revoir le webinaire en vidéo.
